mar 19

Wes Anderson frappe de nouveau: The Darjeeling Limited

Tag: comédiecorinne @ 7:58

Depuis son lancement dans l’industrie du film, le cinéaste américain Wes Anderson nous a habitué avec un style de tragicomédie burlesque et savoureuse. Avec une préference déclarée pour la création extravagante, il est connu par les cinéphiles pour les qualités qui font de lui ce qu’on appelle un “auteur” complète, impliqué dans toutes les étapes de réalisation de ses films: le scénario, la mise en scène, la sélection de la musique etc.

Nous voilà maintenant en présence de sa dernière création, The Darjeeling Limited, qui vient de faire son apparition sur les écrans des cinémas français. La réalisation du ” Au bord de darjeeling Limited” qu’il déclare avoir dédié à la mémoire de Satyajit Ray, le légendaire créateur des films indiens, l’a “coûté” un voyage en Inde: pour se découvrir à soi-même ce que le background de la comédie devait inspirer à ses spectateurs. Mais, attention, ne vous attendez pas à une création du genre documentaire-romanesque centrée sur la découverte culturelle d’un pays. “Comment peut-on être persan?“- Vous rappelez-vous cette question de Montesquieu? Eh bien, remplacez persan par indien, et la question reste débout.. En fait, l’Inde est très peu présente dans la pellicule. Mais si vous êtes à la recherche de la comédie de situation et de toutes sortes, avec le film d’Anderson, vous êtes sur la bonne voie!

Jason Schwartzman, Owen Wilson et Adrien Brody, des figures connues dans les films d’Anderson, jouent trois frères, l’un plus étourdi et plus bizarre que l’autre, partis à la recherche de leur mère dans les montagnes de l’Inde. Donc, trois trentainaires rigolos se comportant comme des gosses, un peu (ou trop) ridicules avec leurs valises et un pêle-mêle de choses inutiles ou incongrues, partis en ce voyage dans un train aussi..folklorique qu’eux-mêmes.

Il va certainement la peine de les rejoindre dans leurs aventures pittoresques, accompagnées par les airs des Rolling Stones et Claude Debussy. Il ne faut qu’avoir le sens de l’humour “post-moderne”, pour pouvoir goûter les scènes frisant l’hybride entre la kitscherie, la raison et la louferie.

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