La terre doit être rendue à l’agriculteurs, son exploitation industrielle doit cesser, les dégâts provoqués par la chimisation des campagnes doivent être limités…
“Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions”, nous explique Coline Serreau, la réalisatrice de “Solutions locales pour un désordre global”. Son travail a été de nous faire entendre les “réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives.”
De l’Inde au Brésil, de l’Ukraine à la France et au Maroc, les porte-parole des diverses communautés et écosystèmes dialoguent, échangent des idées et trouvent des solutions.
Plongeant à travers des espaces illimités, au coeur de l’infini aquatique, l’homme vit l’émotion de découvrir un monde caché, secret, à peu près irréel. Nager à côté du grand requin blanc, accompagner les dauphins expansifs qui exécutent leurs jeux-rituels ou encore joindre à toute vitesse un banc de thons en chasse, tout ça n’est comparable à rien de ce qu’on éprouve au-dessus, sur terre. Avec toutes ses créatures connues, méconnues ou ignorées et son inconnu sauvage, l’Océan fascine les humains, engendrant aussi en eux la convoitise. Et pourtant, l’exploration et des fois le pillage de ces territoires n’ont pas réussi à épuiser leurs mystères. Des banquises polaires aux tropiques, les vagues flottant cachent toujours aux profondeurs la vie, la beauté, le danger, la liberté…
La pauvreté mondiale n’est pas le fait du hasard. Elle a commencé une fois avec la conquête militaire, l’esclavage et la colonisation qui ont abouti à la saisie de terres, des minéraux et au travail forcé. Aujourd’hui, le problème persiste en raison des dettes injustes, des politiques commerciales et fiscales et la liste pourrait continuer…En d’autres termes, les pays riches s’adjugent la plupart des richesses de la planète, en profitant des pays pauvres et des pays en développement. Le long métrage “La Fin de la pauvreté?” est un documentaire réalisé par Philippe Diaz, qui explique comment la crise financière actuelle est une conséquence directe de ces politiques contestées qui perdurent depuis des siècles. 20% de la population de la planète consomme 80% de ses ressources et 30% de plus que la planète peut régénérer. A ce rythme, pour maintenir notre mode de vie, de plus en plus de gens descendront au-dessous du seuil de la pauvreté. Le documentaire a été filmé dans les bidonvilles d’Afrique et les favelas d’Amérique Latine.
“Capitalism - A Love Story” se veut être une analyse de l’impact désastreux que la domination des corporations a eu sur la vie quotidienne des Américains - et par extension, sur le reste du monde. De l’Amérique Centrale aux antichambres du pouvoir de Washington et à l’épicentre financier mondial de Manhattan, Michel Moore va amener de nouveau les cinéphiles sur des territoires inconnus. Avec humour et indignation, Michael Moore explore une question tabou: quel est le prix que l’Amérique paie son amour du capitalisme? Il y a des années, cet amour semblait si innocent! Cependant, aujourd’hui, le rêve américain se ressemble plutôt à un cauchemar, car les familles paient le prix de ce rêve avec leurs emplois, leurs maisons et leurs économies. Moore nous fait entrer dans les maisons des gens ordinaires dont la vie a été bouleversée et il se met à chercher des explications à Washington et ailleurs. Il y trouve le mensonge, l’abus, la trahison…
Sur notre planète ni infinie ni invulnérable, nous vivons comme les fêtards du paquebot à destin tragique, festoyant sans souci pendant que le bateau avance à toute vitesse vers la catastrophe. Sans être un documentaire typique, le film de Nicolas Hulot est à la fois un “cri d’alarme” et “un cri d’espoir”. Les signes qui annoncent le naufrage - notre propre naufrage - se multiplient: les changements climatiques, la pollution qui empoisonne tous les organismes vifs, la disparition des espèces animales et végétales, le gaspillage fou des ressources, les crises sanitaires…Pourtant, “comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l’égoïsme et l’arrogance d’êtres supérieurs convaincus d’être maîtres d’eux-mêmes comme de l’univers” (Nicolas Hulot). Sans sentimentalisme ou misérabilisme, ce long-métrage se propose de sensibiliser l’Hommo Sapiens à l’égard d’un phénomène qui n’est pas encore irréversible.
Anna Wintour, la légendaire rédactrice en chef du magazine Vogue, est depuis vingt ans la plus puissante et populaire figure de la mode. Cachée derrière ses lunettes de soleil, elle n’a jamais permis aucune ingérence dans l’univers de son magazine. Jusqu’à maintenant. Bénéficiant de ce privilège sans précédent, le dernier film du cinéaste R.J. Cutler emmène le spectateur dans un monde qu’il avait l’impression de connaître. Chaque année, en août, un nombre record de personnes ont la hâte de mettre la main sur l’édition Vogue de septembre. Vendu en treize millions d’exemplaires et pesant plus de quatre livres, le numéro de 2007 a été le plus spectaculaire.
“The September Issue” est un documentaire qui suit les activités d’Anna Wintour, une souveraine dont les décisions pèsent lourd sur l’avenir des dernières créations et tendances de la mode. Dans les coulisses de la Semaine de la Mode, aux séances photo, dans les réunions à huis clos,les caméras dévoilent un travail sans cesse, parfois contre-chronomètre, exigeant un effort émotionnel parfois pénible.
Réalisé par R.J. Cutler
Avec Anna Wintour, Jean-Paul Gaultier, Karl Lagerfeld, Sienna Miller, Laurie Jones, Vera Wang, Bob Richman, Virginia Smith, Hamish Bowles et Sarah Brown.
Le riche monde subaquatique, avec ses lois, ses trésors et la vie des créatures qui le peuplent, était naguère une énigme pour les hommes. A travers le voyage d’une tortue, ce documentaire singulier fait plonger le spectateur dans les profondeurs de la mer, en lui révélant des secrets et en lui ouvrant les yeux sur l’incroyable beauté de l’océan. La vie y est partout, sous l’eau épais que les rayons de lumière ne percent pas, comme dans la grande barrière de corail. Les pittoresques paysages subaquatiques dépassent l’imaginaire. L’existence des habitants de l’océan - hermétique, dangereuse et diverse - est révélée dans toute sa splendeur.
“Voyage sous les mers” est le premier documentaire réalisé tout à fait en format 3D. Grâce à la technologie de tournage de pointe, les frontières entre l’écran et le spectateur sont effacées. Sous la direction de Jean-Michel Cousteau, les scènes ont été tournées en 15 mers et 3 océans.
Réalisé par Jean-Jacques Mantello, François Mantello
Le 5 juin, l’humanité fête la Journée Mondiale de l’Environnement. C’est l’occasion parfaite pour le réalisateur Yann Arthus-Bertrand de nous présenter un documentaire écologique d’exception. A travers 500.000 photos prises dans plus de 100 pays du monde, l’homme est mis en présence des dons que la nature lui a faits et des dégâts qu’il lui a produits. Si l’âge de la Terre a été estimé à 4 milliards d’années, l’histoire de son déséquilibre s’est fait écrire par la main de l’homme en seulement 200.000 ans. Ces chiffres marquent justement l’ancienneté de la présence humaine sur Terre. Un peu tardif pour des regrets, mais il nous reste encore le temps d’agir. Le compte à rebours a commencé: dix ans pour inverser la tendance et sauver l’unique demeure que nous avons.
Le film sera proposé au cinéma, à la télévision, en DVD et en Blu-Ray, pour toucher un maximum de consciences.
Réalisé par Yann Arthus-Bertrand
Avec Jacques Gamblin, Yann Arthus-Bertrand, Salma Hayek, Glenn Close
Michel Vaujour n’est pas un homme comme tous les autres. Il n’est pas non plus un détenu comme tous les autres. A 54 ans, il compte 27 de prison et de nombreuses évasions. L’existence en prison et, dans les interludes occasionnés par les évasions lui fut mouvementé et pleine d’aventures. Braqueur multirécidiviste, ses histoires ont inspiré notamment les cinéastes. Le cavale que “Roi de la belle”, comme il a été surnommé, a été exécuté au jour de 26 mai 1986, quand il a été “enlevé” dans l’hélicoptère piloté par sa femme Nadine, a été raconté dans le livre “la fille de l’air”, écrit même par cette dernière. Plus tard, en 1992, le livre a été adapté au cinéma…Mais ses péripéties ne s’arrêtent pas ici. Ce pirate de notre époque est aujourd’hui scénariste et en 2005, il a publié le livre “Ma plus belle évasion”, à travers lequel l’histoire du condamné tourne dans une confession de l’ego dont “la plus belle évasion” est la libération intérieure.
Notre maison semble lassée. La Terre d’aujourd’hui nous inquiète: les changements climatiques dont nous vivons les effets, les espèces qui disparaissent, la pollution qui est devenue un mode de vie, les ressources qui, même en train de s’épuiser, sont gaspillées sans cesse, la jungle de béton des grandes villes...Les merveilles de la nature semblent inépuisables, de même que sa force vitale régénératrice...et pourtant, le signal d’alarme a été tiré? Est-ce qu’il a été entendu par tout le monde? Une chose est sûre: pour le moment ( pour les prochains millions d’années!), Nous resterons sur Terre, parce que nous n’avons pas encore découvert un monde meilleur, une autre planète qui puisse nous héberger…
Un environnementaliste - James Lovelock, un philosophe - Edgar Morin et les gagnants du Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai, se posent et nous posent des questions: serons nous en mesure de rétablir l’harmonie? Est-ce notre but commun? Quelles sont les proportions de cet état d’urgence?
Réalisé par Pierre Barougier, Olivier Bourgeois
Avec Edgar Morin, James Lovelock, Mikhaïl Gorbatchev, Wangari Maathai
Une rencontre spéciale avec l’artiste Van Gogh, dans sa période de création intense. Un trajet qui part des Pays-Bas et passe par Arles, Saint-Rémi et Paris et concentre les dix ans pendant lesquels Van Gogh a peint plus de 700 toiles. On voit l’homme et l’artiste intimement liés, l’artiste nourrissant ses créations des troubles et des émotions de l’homme Van Gogh. Un paysage à la fois extérieur et intérieur, reflété sur les toiles qui rendent les sursauts et les angoisses d’une âme tourmentée. Grâce au procédé 70 mm/15 perforations - IMAXtm, le public de Moi, Van Gogh, sera deux fois gratifié pour avoir choisi ce film.
Réalisé par François Bertrand
Avec Jacques Gamblin, Hélène Seuzaret, Peter Knapp
Religolo, une oeuvre du finaud humoriste américain Bill Maher, examine la diversité et la partie d’irrationalité des religions occidentales. Pour cela, Maher interroge certains des plus “excentriques “adhérents des religions. Les musulmans, les juifs et les chrétiens de toutes sortes passent sous ses regards pénétrants. Maher voyage au Vatican à Jérusalem, à Amsterdam et à travers les Etats-Unis trouvant les plus bizarres endroits choisis comme de saintes demeures. Il interviewe des fanatiques religieux, donne des réponses à leurs arguments et surtout il pose de bonnes questions. La thèse de Maher est qu’il y a une base neurologique pour les croyances religieuses et qu’il est vraiment un malheur que les gens développent les moyens de se détruire eux-mêmes avant de se guérir de ces illusions neurologiques.
Réalisé par Larry Charles
Avec Bill Maher, Jose Luis De Jesus Miranda, Steve Berg, Andrew Newberg
Dans l’une des magnifiques contrées sauvages où la nature seule est reine, on nous est révélé les mystères d’une merveilleuse espèce: la naissance, la vie et la mort des flamants. Sur un arrière-plan des paysages que la caméra surprend pour la première fois, ces ailés cachottiers luttent pour survivre, courant des fois des dangers de mort. Cette histoire inspirée, tourné dans la région du Lac Natron dans le nord de la Tanzanie, nous rappelle que sur la Terre il y a tout un univers qui attend être découvert…
Le documentaire est une production de Disney Nature
Réalisé par Matthew Aeberhard, Leander Ward
Avec Zabou Breitman
Titre original: The Crimson Wing: Mystery ofthe Flamingos
Kurt Cobain About a Son est la confession ouverte d’un artiste et d’un homme. Sans aucune intervention extérieure ( seulement lui et la caméra ), le leader du groupe Nirvana raconte sa vie, à travers quelques interviews diffusées en première. Depuis son enfance jusqu’aux premiers succès, en passant par ses années bonnes et mauvaises, sa passion pour la musique et ses amertumes et déceptions, tout un destin est doucement dévêti: depuis l’enfance à Aberdeen, aux tâtonnements musicaux et aux succès de sa troupe, pour qu’on arrive, enfin, aux années d’avant sa mort. Le tragique événement s’est passé en 1994, quand il a pris la décision de se donner la mort. Le récit est d’autant émouvant pour tous ceux qui aiment sa musique et, généralement, pour tous ceux qui aiment le rock.
Voyage en Asie - En quête d’harmonie est l’aventure culturelle par excellence, vécue sur la route de la soie aux sons de la musique occidentale. L’orchestre philharmonique de Berlin, la plus connue dans le monde, lâche quelques-uns de ses secrets dans un documentaire d’exception, réalisé par Thomas Grube. Un long chemin qui a vu naître une nouvelle expérience de l’art et qui a mené à la rencontre musicale de l’Occident et de l’Orient. Une tournée asiatique incluant six métropoles ( Pékin, Séoul, Shanghai, Hong Kong, Taipei et Tokyo ) et vécue comme une aventure de l’esprit, dans les rythmes sensibles et changeants qui font l’harmonie de la musique. C’est le régal que nous offre une institution de grand prestige - L’Orchetsre Philharmonique de Berlin - qui existe depuis 125 ans et qui a permis pour la première fois aux profanes de pénétrer dans son sanctuaire.
Admirablement intitulé, Enfants de Don Quichotte est l’histoire réelle d’une société qui n’arrive pas toujours à gérer ses problèmes. Il y a deux ans, le 26 octobre 2006, deux citoyens français décident de descendre dans la rue, pour vivre la vie des sans logement. Loin d’être un acte d’exhibitionnisme, l’entreprise de ce qui est devenu l’association “Les enfants de Don Quichotte”, a eu pour but de mobiliser les déshérités de la vie pour qu’ils se redonnent la dignité humaine. Concrètement, l’initiative d’une poignée de personnes a pris forme dans une campagne rassemblant quelques 200 tentes, à Paris, sur les berges du Canal Saint Martin. Cette véritable résistance n’est pas restée sans echos: les médias ont pris le thème, ont capté les images et les événements, en les rendant au grand public et à la classe politique, qui a dû en prendre note. Le film n’est rien d’autre qu’une nouvelle étape de ce combat, avec tous ses espoirs et désillusions.
C’est pour quand, donc, l’Acte 2? Certes, le sujets ne manque pas de richesse…
Réalisé par Ronan Dénécé, Augustin Legrand, Jean-Baptiste Legrand
Ils sont célèbres pour des biographies et documentaires exhilarantes: “Dans la peau de Jacques Chirac”, “Sego et Sarko dans le même bateau” sont les produits de succès réalisés par Karl Zéro et Michel Royer. Eh bien, maintenant il est venu l’heure d’un autre bilan: le 43ème président des Etats-Unis, on le verra par les yeux critiques de l’humoriste et chroniqueur Karl Zéro, qui utilise des centaines d’archives pour lui dresser un portrait juste “comme il faut”. Si la satire mords, c’est parce que la réalité le permet: George W. Bush est le plus controversé des présidents américains. Il n’y a pas mal de choses qu’on lui impute: si l’on ne prend en compte que la guerre d’Irak et l’on a déjà la meilleure épreuve! Mais, comme on ne raisonne pas avec les pieds et si l’on est arrivé au Jugement Dernier, le président a la parole. Par la voix de l’imitateur Jim Meskimen, on entend la voix intérieure de G.W. Bush. Malheureusement, la défense est également catastrophique! La rédemption est encore loin! Le tribunal planétaire le condamne à rester éternellement sur la page grise de l’histoire de la démocratie.
On est en 1940. Manuel Luciano nourrit une grande passion, qu’il gardera tout au long de la vie. A côté de sa femme, il suivra les traces de Cristohpe Colomb. Son but est de découvrir, une fois pour toujours, l’identité du grand explorateur. Pour cela, il traverse l’Océan pour se retrouver toujours entre deux destinations: Amérique et Europe. Ces voyages deviennent, au fil du temps, l’obsession de sa vie. Ce qu’il faut démontrer, pour l’honneur de son pays, est l’origine lusitaine de Cristophore Colomb. Ainsi, on regarde le protagoniste vieillir, au long d’un demi-siècle qui s’écoule sur ses recherches.
Le cinéaste Manoel de Oliviera célébrera bientôt 100 ans de vie. C’est pourquoi son film peut être considéré également un hommage porté à son pays. C’est une dédicace fait à un Portugal idéal qui aurait bercé l’un des grands hommes de notre histoire.
Manoel de Oliviera et sa femme Mria Isabel jouent eux-mêmes dans le film, Oliviera interprétant le même personnage que Ricardo Trepa, son petit-fils.
Réalisé par Manoel de Oliveira
Avec Ricardo Trepa, Manoel de Oliveira, Leonor Baldaque
En 2007, selon le rapport des Nations Unies, à peu près 200,000 personnes ont été massacrés et 2,5 millions d’autres, obligés de quitter leurs villages et chercher un abri dans des camps à des conditions de misère. Tout ça, en Darfour. Une boule de neige désastreuse que ni les Nations Unies, ni d’autres organismes de la communauté internationale n’ont pas réussi à arrêter. Après DarfurNow, le documentaire réalisé en 2007 par Ted Braun, Paul Freedman rend, d’une autre manière, l’image du génocide passé sous les yeux de l’humanité entière dans la région la plus à l’ouest du Soudan. Paul Freedman a rejoint, à cet effet, un contingent des forces africaines de maintien de la paix et a senti à vif le coup du tragique. Le film est une analyse des événements historiques et politiques qui ont engendré la répression sanglante menée par le gouvernement arabe contre les indigènes africains. Dans ce film, John Prendergast, Samantha Power et Nick Kristof (chroniqueur au New York Times), ces trois professionnels sont les yeux du spectateur qui va des camps de réfugiés aux bureaux des dirigeants du monde pour suivre le dur combat dur entre le sens de la politique et le sens d’être homme.
“Let’s get Lost” célèbre la mémoire et la vie de Chet Baker, le renommé trompettiste, bugliste et chanteur de jazz dont le nom est surtout lié à des petits films tels “My Funny Valentine”. Donc, un petit groupe de fans, des anciens associés à ses ex-épouses et à ses enfants, raconte l’histoire de l’homme et du chanteur Baker. Le film de Weber retrace la carrière de celui-ci à partir de 1950, l’apogée marqué par ses apparitions aux côtés des grands noms du jazz - Charlie Parker et Gerry Mulligan, et jusqu’aux années 1980, quand il avait déjà choisi “les paradis artificiels” des drogues pour s’enfuir d’une existence décevante. Superposant les deux décades, Weber aboutit, en fait, à relever le contraste entre le jeune et sympathique Baker- l’idole qui ressemblait à la fois à James Dean et à Jack Kerouac - et celui qui est devenu, un minable épave dévorée par les drogues.
“Let’s get lost” débute sur les plages de Santa Monica, avec le crépuscule d’une vie troublée, et finit avec le Festival de Cannes de mai 1987, quand le partenariat entre le réalisateur Weber et le protagoniste de son film a porté des fruits. L’idée du titre de la pellicule est venue d’une chanson interprétée par Baker et enregistrée sur l’album Chet Baker Sings and Plays.
Réalisé par Bruce Weber
Avec Chet Baker, William Claxton, Flea, Carroll Baker, Dick Bock et d’autres.